Nous traversons toujours la dépression que nous avons abordée hier. Dans ma couchette, j'ai été moins bringuebalé que la nuit précédente. Comme me l'avait conseillé un troisième officier navigation, j’ai calé mon matelas avec les deux combinaisons de survie dont est équipée ma cabine. Et la cuvette ainsi formée au milieu de mon lit m'a évité de rouler d’un bord à l’autre. Pour la petite histoire, ces combinaisons sont fabriquées par Guy Cotten à Concarneau.
Hier, ce n’était pas mon jour... La faute "à" la pleine lune ? Mes soucis ont commencé avec la chute de ma caméra vidéo que j’ai retrouvée parterre en rentrant d’une séance photos. Elle était tombée de la hauteur de son pied dans un coup de roulis plus important que les autres. Après deux heures de réparation avec les moyens du bord, elle a semblé vouloir "refonctionner". Ouf ! Je vais pouvoir poursuivre le travail de plans séquences que j'ai entamé. Ensuite, je me suis cogné le crâne au plafond du stairway en le montant un peu trop énergiquement !
Vu l’état de la mer, entre 3 et 4 mètres de creux et du vent réel à 35 nœuds, je pouvais difficilement faire des croquis. J’ai donc travaillé en infographie assez longuement puis, dans la soirée, j’ai étudié la question de l’architecture de conteneur. Autre sujet figurant au préambule de cette résidence. L'objet présente de nombreux avantages dans le cadre d’une utilisation architecturale, maison d’habitation, bâtiment public, bureaux, lieu d’exposition etc. Le conteneur intègre au moins deux des trois principes-clé d'une conception architecturale : solidité et utilité. Le troisième, la beauté, reste à aborder dans l’approche plastique et architecturale.
Autres atouts : en plus d'être solide, le conteneur est un élément modulable. Il peut, grâce à sa relative légèreté, être associé à d'autres pour former des figures, comme on le ferait avec un jeu de cubes Lego. Il est résistant aux intempéries, pratique, prêt à l’emploi - quelques percements et travaux d'isolation suffisent -, flexible et permet d'imaginer un habitat évolutif, adaptable au nombre d’habitants.
Le conteneur est facilement transportable (aux normes du gabarit routier). Il est écologique, son implantation à peu d’impact
sur l’environnement et il est totalement recyclable.
Enfin dernier avantage et non des moindres : son faible coût au regard de la construction traditionnelle. Il est encore personnalisable et donc peut différer de l'image que renvoient les structures d’habitat ou de bureaux d’urgence, connues sous la marque Algeco. Le conteneur peut, j'y pense depuis longtemps, être utilisé comme élément d’une structure mixte utilisant d’autres matériaux plus traditionnels. Partie d’un ensemble composite, modulable ou re-modulable. Dans les pays pauvres, ces objets sont déjà utilisés à d’autres fins (boutiques, habitat, lieux de travail...) sans que soit pris en compte l’aspect architectural et plastique. L’architecture de conteneur est souvent associée aux bidonvilles. Ces ensembles pourraient, à peu de frais et grâce à quelques bonnes idées, prendre une dimension plastique très étonnante.
dimanche 31 janvier 2010
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